Un héritage menacé.
Pourtant, cet héritage est constamment menacé. Depuis 1967, plus de 800 000 oliviers ont été délibérément déracinés ou détruits à travers la Palestine – par des confiscations de terres, des attaques de colons et des politiques liées à l'occupation. Cette destruction n'est pas aléatoire. Elle cible plus que l'agriculture : elle cible l'identité, les moyens de subsistance et la présence.
Chaque olivier perdu n'est pas seulement une perte de revenus ou de nourriture. C'est la perte de la mémoire, de la dignité et de l'appartenance. Pour de nombreuses familles palestiniennes, ces arbres existent depuis des générations, marquant leur présence, soutenant leur vie et protégeant leur droit légitime à leur terre.
Dans la Palestine rurale, planter et cultiver des oliviers est l'une des rares façons pour les agriculteurs de protéger légalement leur terre contre la confiscation. Une parcelle cultivée – surtout avec des cultures permanentes comme les oliviers – aide les agriculteurs à établir la propriété légale et à empêcher que la terre ne soit déclarée « inutilisée » et saisie. Ainsi, chaque arbre est à la fois une bouée de sauvetage et un bouclier juridique.